Réalisateur & Fondateur

Formé initialement comme charpentier à l'ENSTIB, Damien Boyer quitte tout à 24 ans pour filmer des tribus isolées. Il entreprend un voyage fondateur de 15 mois à travers l'Asie, le Népal, la Birmanie et l'Afrique du Sud, où il côtoie des communautés aux croyances très variées. C'est au cours de ce périple qu'il découvre la puissance du documentaire pour révéler l'humanité de l'autre.
En 2007, avec son épouse Florence, il fonde Orawa Films à Montmeyran, dans la Drôme. Dans 600 m² de studios, la société se consacre aux films documentaires et aux reportages sur des faits de société porteurs de sens.
Il porte un regard singulier sur la foi et l'engagement. En 2020, un ami lui propose le défi de réaliser un film sur la figure du prêtre catholique — ce sera « Sacerdoce », qui réunira plus de 100 000 spectateurs en salle et dont l'équipe sera reçue par le Pape François au Vatican.
Avec « Et je choisis de vivre » (2019), co-réalisé avec Nans Thomassey, il signe un film bouleversant sur le deuil, élu meilleur documentaire par les spectateurs sur Allociné et diffusé sur France 5. Il est également fondateur de « Mieux Traverser le Deuil », un projet d'accompagnement des personnes endeuillées né dans la foulée de ce film.
En 2025, « Baroudeurs du Christ » poursuit cette exploration de la foi en action, sorti dans 80 salles et noté 4.6/5 par les spectateurs. Sa filmographie dessine un chemin cohérent : celui de la quête de sens, du courage ordinaire et de la beauté des vies données.
Je crois que le cinéma documentaire est un art de la rencontre. Chaque film naît d’un émerveillement devant une vie, un engagement, un mystère humain que je souhaite partager.
Mon approche est celle de l’immersion longue : vivre avec les personnes que je filme, gagner leur confiance, puis raconter leur histoire avec la justesse et la profondeur qu’elles méritent.
Je m’inscris dans le cinéma du réel, un cinéma d’observation et d’attention au monde, qui cherche moins à démontrer qu’à révéler. Mon travail se nourrit de cette exigence de présence, où la caméra devient un outil de lien, au service du vrai.
Cette démarche s’ancre dans un corpus de réalisateurs qui ont façonné ma vision. Je me reconnais dans la rigueur et la patience de Frederick Wiseman, dont le regard attentif sur les institutions et les individus a profondément marqué ma manière de filmer. J’admire également la capacité de Yann Arthus-Bertrand à relier l’intime et l’universel, en portant à l’écran des récits qui éveillent les consciences. Enfin, le travail de Sebastian Lipchitz m’inspire par sa sensibilité et son approche incarnée du réel.
Je suis convaincu que les histoires les plus universelles naissent des rencontres les plus singulières. C’est en allant au plus près de l’humain que l’on touche à l’universel.